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Those Children Who Are Elsewhere

Et pourtant, mon enfant, je dois te laisser partir…

Et pourtant, mon enfant, je dois te laisser partir…

Les naissances mort-nées sont imprévisibles, et plongent les parents, les proches, le personnel soignant et toutes les personnes qui les entourent dans un désarroi d’autant plus grand que les causes du décès du bébé restent souvent inconnues. Chacun doit ensuite apprendre à vivre avec le poids de tant de chagrin.

 

Pour certains, ce chemin est fait de paroles. Pour d’autres, de silence. Pour d’autres encore, il existe des groupes de partage comme celui qui réunit chaque semaine des mères en deuil à l’Hôpital Ste-Anne de Paris, et qui ont activement participé à ce projet. Les familles endeuillées peuvent également compter de plus en plus souvent sur des professionnels du deuil périnatal, un deuil absolument unique en son genre. Le travail de Lydia Baker à l’Hôpital St-Helier à Sutton en Grande-Bretagne en offre un exemple hors normes. Ancré dans l’empathie, la présence et le dialogue, le soutien offert par ces professionnels permet aux familles de faire face à la déchirure de la perte d’un enfant à naître et de reconstruire leurs vies.

 

Malgré l’épreuve similaire traversée par toutes les familles affectées, le deuil est un processus éminemment solitaire. Mais, avec le temps qui passe, la douleur aiguë s’estompe peu à peu, l’appétit de vivre réapparaît (quoiqu’avec des nuances nouvelles, parfois) et les émotions contradictoires font place à un bonheur retrouvé. Il est toutefois teinté d’une certitude : les enfants mort-nés feront à jamais partie de ces familles et de leurs histoires.

 

Je vous en présente quelques-unes ici.

 

 

Remerciements

Matthieu Zellweger adresse sa plus vive reconnaissance à toutes les (futures) mères, pères, frères et sœurs, sages-femmes, médecins, aumôniers, personnel des centres funéraires et autres personnes qui ont accepté de témoigner pour ce projet.

 

Images, textes et légendes par Matthieu Zellweger/ Haytham-REA, Paris. Ma reconnaissance s’adresse de plus aux personnes et institutions suivantes, qui ont permis le bon déroulement du projet : Alfred Bonin, Villars-sur-Glâne; Grégory Bruelhart, Fribourg; Katyuska Francini et son équipe, CHUV, Lausanne; Joy Lawn, LSHTM, Londres; Patricia Perrenoud, HESAV, Lausanne; Marie-José Soubieux, Isabelle Caillaud, et leur groupe de mères endeuillées, Paris; Lydia Baker, Emilie Lacquement, et toute l’équipe de l’Hôpital St Helier, Sutton; Hollie Perry et Scott Eyre, Sutton; Kirsty Smith et Bethany Jones, Kingston University et St George’s University of London, Londres; Anna Margareta Neff Seitz et l’équipe de  kindverlust.ch, Berne; Margrit Maurer, Zurich; Jean-Pierre Sanga, Lausanne; Michel Fawer, CHUV, Lausanne; Karin Klemm et toute l’équipe de l’Hôpital Cantonal de Baden; Ursula Burren et Daniel Surbek, Hôpital de l’Ile, Berne; Laura Ducrot et toute l’équipe des HUG, Genève. Je remercie également toutes les familles affectées qui ont partagé leur témoignage avec moi et ont accepté de participer à ce projet, en particulier celles qui n’ont pas été incluses dans la sélection finale des images ou qui n’ont pas pu être mentionnées nommément pour des raisons de confidentialité.

Those Children Who Are Elsewhere

Stillbirths can happen unpredictably to anyone, anywhere, causing pain not only to parents, but also to families, healthcare professionals and people around them. In the face of such unspeakable – and often unexplained - sorrow, each individual must find a way to live with the experience of stillbirth.

 

Some talk. Some grieve in silence. Some join groups where feelings can be shared, such as the weekly meeting for bereaved mothers at Ste-Anne Hospital in Paris, France, which participated in this project. Affected families can also increasingly count on bereavement professionals. One example is the remarkable work done by Lydia Baker in St-Helier, Sutton, UK. Rooted in empathy, caring presence, and dialogue, this support can help individuals address the trauma and strong feelings to find a way to reconstruct their lives.

 

Despite the common features to the ordeal, mourning is a lonesome path. As time goes by, the acute pain subsides, appetite for life grows again, albeit in a different hue, and the acceptance of contradictory emotions allows affected individuals to regain happiness, while recognising that their stillborn children will forever walk alongside them.

 

Here are some of these personal stories.

 

 

Acknowledgements

Matthieu Zellweger wishes to thank all the (expectant) mothers, fathers, siblings, midwifes, doctors, reverends, funerarium staff and anyone who accepted to participate in this project.

Pictures, texts, and captions by Matthieu Zellweger, Haytham-REA, Paris, France. I am grateful to the following individuals and institutions for their help in making

this project possible: Alfred Bonin, Villars-sur-Glâne; Grégory Bruelhart, Fribourg; Katyuska Francini and her team, CHUV Hospital, Lausanne; Joy Lawn, LSHTM, London; Patricia Perrenoud, HESAV, Lausanne; Marie-José Soubieux, Isabelle Caillaud, and their group of bereaved mothers, Paris; Lydia Baker, Emilie Lacquement, and the team at St Helier Hospital, Sutton; Hollie Perry and Scott Eyre, Sutton; Kirsty Smith and Bethany Jones, Kingston University and St George’s University of London, London; Anna Margareta Neff Seitz and the team at kindverlust.ch, Bern; Margrit Maurer, Zurich; Jean-Pierre Sanga, Lausanne; Michel Fawer, CHUV Hospital, Lausanne; Karin Klemm and the team in the Kantonsspital, Baden; Ursula Burren and Daniel Surbek, Inselspital, Bern; Laura Ducrot and the team at HUG, Geneva. I also thank all the affected families who shared their stories with me and took part in this project, including those who are not featured in the final selection of published photographs or could not be included for confidentiality reasons.